

Il n’existe pas de thérapies qui permettent de guérir les personnes atteintes de troubles neurocognitifs. Face à cet enjeu, il nous faut proposer des nouveaux modèles hospitaliers qui offrent une forme de thérapie non médicamenteuse. A défaut de guérir, cette architecture doit favoriser le bien être des patients, accompagner les soignants mais aussi soutenir les familles.
Nous proposons donc, d’opérer un rapprochement entre des questions existentielles – d’être à soi, d’être aux autres, et d’être au monde – et des principes architecturaux – de pièce, d’entre deux et d’extérieur.
Être à soi, se révèle dans l’intimité de la pièce. C’est la chambre dont la mesure, l’ergonomie, la lumière doit se concevoir à l’échelle du patient qui apporte dans ce « chez soi » son histoire et sa mémoire. Elle est l’espace de l’intime où chacun pourra se retirer, mais aussi se retrouver. Son aménagement doit s’éloigner du registre médical pour susciter des désirs.
Être aux autres, s’exprime dans les potentialités relationnelles que le plan offre entre les pièces. Les circulations se transforment en espace de vie et de rencontres. Elles permettent à chacun selon sa condition d’entretenir hors de sa chambre des relations avec autrui. Symbolique de la qualité d’accueil offerte aux patients, elles mettent également en relation la vie intérieure des établissements sur des espaces extérieurs qui se transforment en lieux de promenades et de rencontres.
Être au monde est déterminé par la forme qui induit la relation à l’extérieur
Site et projet permettent de proposer aux patients des repères structurants. Ici, les aménagements extérieurs, renforcent le parti architectural. Véritables extérieurs à l’intérieur du projet, ces espaces délimités par le bâti offrent aux patients un lieu entre la terre et le ciel, un sas dans l’espace entre l’ouvert et le fermé. Lieu de vie et de contemplation, ils permettent aux patients de trouver un refuge au cœur du projet.



