
Régénération de nos sites Hospitaliers : l’architecture comme moteur de transformation Regards croisés Québec-Europe et leçons apprises

Alors que les infrastructures de santé vieillissent plus rapidement que notre capacité à les remplacer, le modèle du « tout neuf » atteint aujourd’hui ses limites. La construction neuve génère en effet deux à trois fois plus d’émissions carbone qu’une réhabilitation majeure, avec un temps de compensation pouvant atteindre plusieurs décennies.
Dans ce contexte, la régénération des infrastructures s’impose comme une alternative pragmatique et un levier stratégique. Elle permet d’assurer la continuité des soins, de maîtriser les coûts et de renforcer la résilience du système de santé. Réhabiliter ne consiste pas uniquement à réparer : il s’agit d’adapter les bâtiments aux évolutions cliniques, technologiques et climatiques, tout en réduisant leur empreinte environnementale et en recréant des liens plus étroits avec leur environnement urbain. Cette ouverture favorise une plus grande mixité des usages et participe à un modèle de santé plus intégré et durable.
Souvent perçues comme une contrainte, en raison des investissements qu’elles requièrent, de leur rigidité ou de leur complexité d’entretien, les infrastructures peuvent pourtant devenir de véritables catalyseurs de transformation. Elles ont le potentiel d’améliorer l’expérience du soin et de redéfinir la relation entre les établissements de santé et leur territoire. Cette conférence vise à ouvrir une réflexion sur la régénération de nos infrastructures en proposant un regard croisé Québec-Europe pour identifier les obstacles à la réhabilitation et révéler le potentiel des infrastructures existantes à soutenir des pratiques plus écologiques, responsables et résilientes.



